Actu spéciale Gilets Jaunes. Vous aussi, envoyez-nous vos tribunes !

Actu spéciale Gilets Jaunes. Vous aussi, envoyez-nous vos tribunes !

Suite à de nombreuses tribunes, coups de gueules et propositions sur les Gilets Jaunes que vous nous avez envoyés, nous ouvrons sur la plateforme de Territoires cet espace spécial pour transmettre certains de vos écrits commentant ce mouvement inédit dans l'histoire de la Vème République.

 

Vous aussi, envoyez-nous votre analyse, même de quelques lignes !

 

L'équipe Territoires!

 


Analyse de Linda Lavoix :

 

Alors que notre pays est en état de quasi-insurrection, nous devons nous interroger sur ce qui y a donné naissance ?

 

Il faut s’interroger sur les raisons d’une colère légitime de bons nombres de nos concitoyens qui se sentent abandonnés par les pouvoirs publics et qui crient à l’injustice sociale.

 

Il ne faut pas se leurrer, les événements récents ne s’éteindront pas d’un seul trait, ils sont le reflet d’une crise profonde de nos territoires.

 

Pourquoi donc tant d’échecs à réformer ? Pourquoi une telle réaction aujourd'hui ?

 

L’affaiblissement et le dénigrement des corps intermédiaires et l’absence de prise en compte du désarroi des élus locaux sont un facteur clé. Les vecteurs de dialogue et de négociations ont été petits à petit éliminés par les pouvoirs qui se sont succédé. Ces derniers prétextant qu’ils étaient à l’origine d’un ralentissement voire d’un blocage des réformes. Ils les ont donc écartés des décisions limitant ainsi toute possibilité de concertation.

 

Comment alors imaginer autre chose qu’une colère qui descende dans la rue pour s’exprimer directement auprès du Président ? La loi travail passée par ordonnance puis celle de la SNCF, qui s’est imposée sur la base d’un simple rapport, ont eu raison des syndicats qui ont été complètement discrédités. La colère des élus locaux qui ont vu leurs marges de manœuvre de plus en plus réduites avec la baisse drastique des dotations ne peut qu’accentuer cette crise.

 

Si l’on met fin au dialogue social, si on affaiblit le rôle des corps intermédiaires, alors il ne faut pas s’étonner que le peuple descende dans la rue. Je condamne bien évidemment toute utilisation de la violence et notamment à l’égard de ceux-là même qui agissent pour veiller à notre sécurité. Mais pour autant, je comprends la colère qui gronde, je comprends le désespoir et le sentiment d’injustice car il est une réalité indéniable que nous ne pouvons occulter. Comment imaginer que l’on ait laissé tant de familles s’installer dans le péri-urbain et qu’on leur ait petit à petit supprimé tout service public ?

 

Les politiques qui visent à gérer l’occupation des territoires sont en totale contradiction avec la volonté de recentralisation des services publics au niveau des grandes agglomérations. C’est la double peine pour ces populations : payer plus d’impôts pour moins de services publics ! La fin de l’ISF qui se justifiait par la théorie du ruissellement est un échec. La politique fiscale ne peut résulter d’une succession de mesures sans que l'on se pose la question du sens et de la justice. Déjà en 2013, je dénonçais une politique fiscale confiscatoire, mais que s’est-il passé depuis ? Les gouvernements qui se sont succédé n’ont fait qu’amplifier ce phénomène sans jamais y revenir.

 

Il est donc temps de se poser et de réfléchir à un système juste et de cesser tous ces petits bricolages qui nous sont imposés chaque année dans les projets de loi de finance.

 

Il est temps de penser un système de valeurs qui amènera à penser l’impôt au service du peuple et sortir définitivement du schéma comptable dans lequel nous sommes englués.

 

Il est temps aussi de penser à nos territoires dans leur ensemble, comme un tout et cesser d’opposer les grandes villes, les banlieues, le péri-urbain et la ruralité. La France est Une et indivisible, et chaque individu doit pouvoir trouver sa place, son chemin, pour se réaliser afin de connaitre le bonheur auquel il aspire naturellement.

 

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

 

Faisons en sorte que ce principe issu de la déclaration des Droits l’Homme et du Citoyen de 1789 ne soit pas un vœu pieux mais une réalité.

 

Pour cela, il faut écouter le peuple et donner plus la parole aux élus locaux dont les Maires qui sont au contact de la population et qui connaissent mieux que personne le quotidien des français. Ils sont le dernier bastion avant la révolution. La colère qui gronde dans notre pays n’est pas prête de s’éteindre, il faut revenir à plus de transversalité et mettre fin à un régime étatique élitiste organisé par un système de castes. Il faut mettre fin à cette hiérarchisation de la parole sinon le peuple y mettra fin de manière la plus radicale. Cette radicalité donnera raison aux populistes qui seront les grands vainqueurs de cet échec.

 


Analyse de Raymond Nègre :

 

Triste fin de soirée sur les Champs-Élysées

 

S’il y a bien un domaine pour lequel la Préfecture de Police (On ne dit jamais Préfecture de Police de Paris), possède une grande compétence, c’est bien dans celui du maintien de l’ordre.

 

La P. P. est une grande et belle institution. N’oublions jamais que ce sont les gardiens de la Paix et les Brigadiers de la Caserne de la Cité qui prirent les premiers les armes en août 1944 contre l’occupant Allemand, ils furent 177 à y laisser leur vie.

 

J’ai eu l’honneur de travailler dans cette « Maison ». Mais revenons à nos moutons et à la gestion des manifestations. Depuis mai 1944, il y a eu des milliers de manifestations, et certaines avec 300 ou 400 000 manifestants.

 

Il y a eu en mai 1968, un mois de manifestations quasi insurrectionnelles, dans ce contexte un camarade jeune commissaire à l’époque, me disait : en Mai 1968, les Ministères étaient vides, tout le monde avait foutu le camp. Il n’y a que la Préfecture qui a tenu le coup, et pas un mort. Dans les années 70 il y avait la Ligue Communiste Révolutionnaire de monsieur Krivine avec son service d’ordre de 300 ou 400 membres, tous casqués et prêts à en découdre, ils étaient des combattants d’une autre trempe que les voyous du samedi soir. Et la P.P. avait toujours réussi à maintenir l’ordre, sans jamais avoir eu la vie d’un homme sur la conscience.

 

Alors que s’est-il passé samedi 24 novembre en fin d’après midi, et dans le courant de la soirée sur les
Champs-Élysées ?

 

Il faut savoir que les grandes manifestations sont dirigées depuis la SIC (Salle d’Information et de Commandement) de la DOPC (Direction de l’Ordre Public et de la Circulation). C’est un Commissaire Divisionnaire qui pilote en direct et en temps réel les compagnies de CRS et les Escadrons de gendarmerie Mobile, il a toute autorité sur ces gens. Le Préfet de Police dans ce genre de situation suit le déroulement des opérations en continu, informe le Ministre de l’intérieur et peut donner ses ordres à tout moment.

 

Alors on peut s’étonner, et nos parlementaires devraient s'en étonner aussi, de voir que samedi dernier deux cents voyous ont mis à feu et à sang la plus belle avenue du Monde. Les biens n’ont pas été protégés, la Préfecture de Police a failli à sa mission.

 

Il est important pour que cela ne se reproduise pas, de savoir où le système a été défaillant. On peut se poser beaucoup de questions :

 

Sont-ce les effectifs au contact : manque de formation, de professionnalisme, d’effectifs ? Est-ce le commandement sur le terrain : Commissaires de Police, Colonel de gendarmerie qui aurait mal fait exécuter les ordres ? Le matériel ? Y a-t-il eu des défauts de transmissions ? Des radios défaillantes ? La SIC a-t-elle manqué d’images ? Les caméras embarquées dans les hélicos étaient-elles HS ? Le problème était-il en amont, les renseignements des services de Sécurité intérieur (Jadis les RG) étaient-ils erronés, faux ou inexistants ? Ou peut être que les décideurs : Ministre de l’Intérieur, Président de la République ont préféré agir avec la plus grande circonspection ???

 

Pour conclure, il serait bon que nos députés et sénateurs aillent mettre leur nez dans ce loupé parce qu’il ne faudrait pas que tout casser et piller sur les Champs Elysée devienne une habitude. Si je n’ai pas parlé des gilets jaunes dans cette affaire, ce n’est pas un oubli. Ces pauvres gens font tout autant partis des victimes collatérales de cette triste soirée, que les vitrines des commerces.

 


Coup de gueule de Xavier :

 

Voilà où nous en sommes arrivés. Si je condamne fermement ce qui s'est passé ce samedi : les violences, la dégradation des commerces et de notre monument bien-aimé, l'Arc de Triomphe... Si je considère que les premiers responsables sont évidemment les auteurs de ces actes, j'estime que si nous en sommes arrivés là, c'est aussi parce que l'État reste complètement sourd aux revendications des Gilets Jaunes.

 

Il ne veut rien entendre, rien savoir, fait croire qu'il est à l'écoute mais ne changera pas de position quoi qu'il arrive, quoi qu'on lui dise... ajoutez à cela les caricatures et les provocations que nous avons entendues ces dernières semaines : il s'agit de la peste brune, c'est l'extrême droite et l'extrême gauche qui s'allient, etc... il a mis en place tous les ingrédients nécessaires pour provoquer des débordements et des accès de colère de la part d'une minorité de Gilets Jaunes à bout. Voilà où nous en sommes arrivés. Triste France.

 


Coup de gueule de Mathilde :

 

Pourquoi Emmanuel Macron ne reconnaît-il pas tout simplement qu'il s'est trompé ? Pourquoi cette obstination à vouloir aller au bout de tout, même de ses erreurs ? Serait-ce trop dur pour le Président de la République de mettre son ego et sa fierté de côté, même pour le bien de millions de personnes ?

 

Alors je sais ce que certains partisans d'En Marche vont me répondre : "On fait ce que nous avions promis", "On ne prend personne de court", "C'était écrit dans le programme"... Le problème, c'est qu'il manque un point précieux du programme d'Emmanuel Macron autour de cette mesure : la justice sociale. Cette hausse des taxes est la même pour tous alors que les problématiques des territoires sont différentes les unes des autres. Certaines personnes n'ont pas d'autre choix que de garder leur voiture pour se rendre à leur travail et n'ont financièrement pas les moyens d'en changer pour une moins polluante.

 

Ces personnes sont prises en otage. Elles sont coincées et seront obligées de constater le 1er janvier prochain une baisse de leur pouvoir d'achat... Mais c'est pas si grave au fond ! Puisqu'après tout, c'était prévu dans le programme !

 


Les propositions de Mathieu :

 

Cette crise des Gilets Jaunes est sans précédent. Elle englobe un mal-être profond qui resurgit ici suite à la hausse des taxes sur les carburants. Cette dernière mesure n'est que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de plusieurs années sans réponses concrètes à la perte de pouvoir d'achat des français.

 

Voilà pourquoi il faut changer de méthode sur le plan écologique et sur le plan économique :

 

-Sur le plan écologique, il faut mettre en place des mesures prenant en compte la question sociale. On ne peut pas faire payer au prix fort la dette climatique aux plus démunis qui n'y sont, en plus, pour presque rien.

 

Par contre, la première des choses à faire est de taxer ce qui pollue le plus, évidemment ! À savoir donc le kérosène, le transport aérien ! Si le kérosène n'est pas taxé, c'est à cause d'une convention internationale qui date de... 1944 ! À l'époque, la question environnementale n'existait pas. Aujourd'hui, la donne est complètement différente. Il serait injuste socialement de faire payer les plus démunis qui sont les moins polluants et, de l'autre côté, d'exonérer les plus polluants qui ont largement les moyens de payer ces taxes au nom de l'environnement !

 

Il faut également mettre en place une plateforme de formations pour tout le monde visant à enseigner comment polluer moins en faisant des petits gestes. Dernièrement, un mouvement jeune qui s'appelle "On est prêts !" est né sur la toile. Il nous renseigne sur des petites choses à faire (vider sa boîte mail, arrêter avec le moteur de recherche "Google" et en choisir un moins polluant, arrêter avec le plastique,...) qui, si tout le monde le faisait, aurait de grandes conséquences vertueuses pour notre planète. Sans que ça nous coûte quoi que ce soit financièrement ! Voilà une idée concrète en faveur du plus grand nombre que tout le monde accepterait sans rechigner.

 

-Sur le plan économique, il faut redorer le blason du pouvoir d'achat en augmentant le SMIC net dès le début d'année prochaine. Faire un geste sur le contrôle technique devenu encore plus contraignant financièrement, geler la hausse des taxes sur les carburants et réformer notre système fiscal afin qu'il pèse moins aux plus modestes et plus aux plus riches.

 


L'analyse d'Olivier Jardé, conseiller départemental de la Somme, chirurgien orthopédiste :
La question centrale posée par les gilets jaunes est la question sociale et celle des inégalités.
La France est championne du monde des prélèvements obligatoires : 48% contre 40% en Europe. Les revendications des gilets jaunes sont légitimes sur l'augmentation des taxes alors qu'Emmanuel Macron avait fait sa campagne sur l'augmentation du pouvoir d'achat. Mais il y a une ligne infranchissable : le respect de la démocratie et le refus de la violence.
Cette contestation s'explique avec un chef de l'État qui ne parle que des "premiers de cordée" et "ceux qui ne sont rien, qui roulent en diesel et fument des cigarettes." Une sortie de crise minimale serait un moratoire sur l'augmentation des taxes en janvier. Je vois que c'est l'orientation prise par le Premier Ministre. Je salue sa prise de parole de ce midi."

L'analyse d'Ariane Delamarre, conseillère municipale et communautaire de Pont Audemer dans l'Eure :
Au regard des victoires des populistes en Europe, il me semblerait peu raisonnable de ne pas entendre les sonnettes d'alarmes des collectivités territoriales d'un côté, et la détresse de la population de l'autre... Peut-être que si le pouvoir avait davantage respecté les institutions décentralisées, en application de la constitution, en ouvrant un dialogue avec les élus locaux, nous n'en serions pas là..
S'il vous plait ne confondez pas les revendications de la population des manifestants citoyens et ces casseurs délinquants qui doivent être jugés pour dégradation ou violences ... Les casseurs n'ont pas attendu la naissance des #GiletsJaunes pour exister et tout casser lors de toute manifestation parisienne...
Nier les problématiques des manifestants, ce serait un jeu dangereux, qui risquerait de jeter des citoyens de touts horizons, socialistes, centristes, républicains, ou sans étiquette dans les bras du FN... Si les mouvements républicains se voilent la face et méprisent les Français, ils risquent un réveil brésilien ou italien digne d une douche glaciale...
En dehors de la violence qui vient de casseurs et qui n'est pas acceptable, il existe un vrai sujet de fond qu'on essaie soigneusement de ne pas aborder : existe-t-il un seul indicateur dans la politique du gouvernement qui montre un intérêt quelconque pour les territoires hors métropoles et leur population ?Non, ces territoires ont été oubliés dans une logique économique, car le gouvernement est convaincu de la réalité géographique des chiffres de l'INSEE qui montrent que 90% de la population française serait urbaine, il en a conclu que tout le monde vit en métropole...
Il oublie juste que ces chiffres sont critiqués par les géographes comme peu représentatifs de la réalité humaine car la définition de l'urbanité, peu adaptée, fait entrer tout le monde dans l'urbain, or on compte une part conséquente de la population du pays dans ces territoires oubliés ... Par exemple, en 2011, le géographe Eric Charmes a démontré qu'1 Français sur 5 vit dans un espace périurbain et que 80 % de la superficie des communes du périurbain restent occupés par des terres agricoles et des espaces naturels. On peut ajouter la multiplicité des petites et moyennes villes et de leurs périphéries rurales, le tout comprenant une population conséquente et croissante de Français. Ainsi, par exemple dans l'Aveyron et la Lozère (deux départements de la "diagonale du vide"), les petits pôles urbains sont dynamiques et gagnent des populations (Villefranche de Rouergue, Rodez, Saint Afrique, Millau, Mende).
Ces populations oubliées sont choquées de payer toujours plus de taxes pour toujours moins de service public, avec des services qui ferment de plus en plus (hôpitaux, postes, préfectures, maternités, palais de justice...). Cette situation les choque d'autant plus que ces fermetures les obligent à utiliser d'autant plus leur véhicule individuel pour y avoir accès, alors que dans le même temps on taxe de plus en plus les véhicules individuels. Pour les Jeunes de ces espaces, au taux de chômage bien plus haut que la moyenne nationale, avoir un véhicule est un préalable à l'embauche, augmenter le coût d'usage de ce véhicule, c'est augmenter les barrières vers l'emploi. On nous répond que les taxes sur le carburant seraient identiques dans les autres pays européens, mais pour comprendre un "ras le bol fiscal", il faut regarder l'ensemble des taxes et impôts d'un pays et la France est devenue depuis l'hiver dernier le numéro 1 des prélèvements obligatoires ! Ce serait formidable si c'était le signe d'un meilleur service à la population, et d'une gestion équitable. C'est tout l'inverse : des territoires et des populations entières sont oubliées avec des services qui ferment et s'éloignent ... Comment comprendre ces augmentations permanentes au regard des services qui ferment et de la dette de l'Etat qui ne diminue pas ?
Pour les populations aux salaires très modestes, cela devient insupportable, car incohérent et profondément inéquitable dans leur vécu du quotidien...
Avec les stratégies du CGET, l'objectif de l'aménagement du territoire a évolué vers la compétitivité des territoires. En dehors de l'AMI Centre Bourg pour les espaces ruraux et des contrats de réciprocité ville - campagne pour les arrières pays ruraux des métropoles, beaucoup de programmes d'aménagement ont concerné les grandes villes. Par conséquent les petites villes ont été un maillon oublié de l'aménagement du territoire.
On a mis de côté la notion d'équilibre des territoires et d'obligation de service public, des notions au cœur du pacte républicain. Il est indispensable de remettre ces principes en place dans les stratégies d'aménagement de l'ensemble de notre territoire, de même qu'il est d'une absolue nécessité d'écouter les populations, et de les respecter dans chacun des mots prononcés. En démocratie, le mépris et les insultes envers les citoyens n'ont pas leur place.
Faire l'autruche, ce serait jeter les Français dans les bras des populistes, un jeu dangereux. N'oublions pas, en tout état de cause, les citoyens auront gain de cause aux prochaines élections.

 


L'analyse de Pascaline Brisset, de Cognac :

 

Avec un discours assez attendu dans la forme, le président Macron a-t-il manqué le rendez-vous de l'audace dans le dialogue face à la situation inédite provoquée par les gilets jaunes ?

 

L'audace aurait consisté à demander aux gilets jaunes de se rendre sur les ronds-points ce samedi 15 décembre pour :

 

- que chaque rond-point sélectionne cinq mesures ou doléances jugées prioritaires En précisant qu'en milieu d'après midi,

 

- un représentant du Parlement (Loïc Hervé a déjà évoqué ce point) se rendrait sur un rond point afin de recueillir la liste des cinq mesures pour la transmettre au gouvernement.

 

Dans la semaine suivante (du 17 au 21 décembre), les listes auraient pu être compilées et analysées Le samedi 22 décembre, le président Macron aurait de nouveau demandé aux gilets jaunes de se rendre sur les ronds points, où seraient présents le parlementaire accompagné d'élus locaux. Il aurait pu alors prendre la parole et annoncer des mesures dont il se serait assuré qu'elles correspondent aux attentes réelles (et non supposées), en ayant renoué un dialogue direct et rétabli un lien positif entre population, parlementaires et élus locaux. Il aurait également rompu avec la verticalité qui lui est unanimement reprochée.

 

En proposant une méthode telle que celle-ci, il se mettait en position de poser des conditions de bon sens telles que : réunion sur les ronds points mais aucune violence et pas de blocage sinon le dialogue sera rompu, aucune manifestation à Paris le temps de ce dialogue... Il laissait la soupape de la cocotte évacuer le trop de pression en permettant aux gilets jaunes de s'exprimer rapidement, tout en les obligeant à structurer leurs demandes et à les limiter en nombre.

 

Les agoras sont créées sur les ronds points, il fallait les utiliser au lieu de reporter le débat sur une "large concertation" dont on va devoir fixer des règles, des interlocuteurs, un calendrier, .... et des mécontentements nouveaux.

 

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Actuellement 1 commentaire

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  • Paul-Eric Dècle
    a publié this page dansActualités 2018-12-03 17:45:09 +0100