Désert médical : Thierry Simelière lance son centre de santé municipal

Désert médical : Thierry Simelière lance son centre de santé municipal

Aujourd’hui, le phénomène de la désertification médicale est une réalité touchant l’ensemble des collectivités territoriales. De nombreuses expériences sont en train d’être testées sur le territoire français pour lutter contre et plusieurs options se présentent aux communes. Celles-ci peuvent notamment s’engager dans la création de maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) ou de centres de santé, moins connus et en réelle expansion.

Ceux-ci rassemblent sur un même lieu plusieurs professionnels de santé (médecins généralistes, spécialistes et infirmiers). Initialement implantés dans les zones urbaines défavorisées, les centres de santé trouvent aujourd’hui à se développer dans les petites et moyennes communes.

 

Sur le plan budgétaire, l’installation d’un centre de santé est intéressante, surtout depuis l’ordonnance du 12 janvier 2018 qui est venue créer un nouveau régime pour ces structures. Il s’agit des sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic). C’est de cette manière que peuvent se constituer les centres de santé. Les professionnels de santé sont salariés et ces structures sont tenues de pratiquer le tiers-payant. La clé de l’équilibre budgétaire se situe donc dans le dimensionnement de la structure et son nombre de salariés.

 

C’est l’orientation qu’a choisie de prendre le maire de Saint-Quay Portrieux (2 937 habitants), Thierry Simelière avec l’ouverture d’un centre de santé municipal en septembre prochain. Il s’agit là d’enrayer le manque de médecins généralistes. Dès l’annonce du départ à la retraite de deux médecins généralistes dans sa commune, Thierry Simelière médecin-chirurgien de profession, conscient des aspirations des nouvelles générations souhaitant « se recentrer sur les soins, être débarrassées des tâches administratives et concilier leur exercice avec leur projet professionnel » a annoncé la création d’un futur centre. Neuf candidats se sont présentés et trois furent retenus, sur la base d’un salaire d’environ 5 000 euros nets par mois (1607 heures annuelles).

Les formalités d’agrément sont actuellement observées par l’ARS et les plans du futur centre verront bientôt le jour.

 

Dès lors, les centres de santé semblent être l’une des solutions intéressantes à la pénurie de professionnels libéraux et donc répondre aux exigences des jeunes médecins.


Actuellement 2 commentaire(s)

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  • Didier Garnier
    a suivi this page 2018-05-02 17:09:10 +0200
  • Territoires 2
    a publié this page dansActualités 2018-04-16 21:45:29 +0200