Gérard Larcher exhorte le Gouvernement à associer "tous les territoires" à ses réformes.

Gérard Larcher exhorte le Gouvernement à associer "tous les territoires" à ses réformes.

« On ne réforme pas la France sans les territoires » : Gérard Larcher a mis les points sur les « i », hier, à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée.

 

Particulièrement sévère à l’égard du chef de l’État et du gouvernement, le président du Sénat a estimé que l’affaire Benalla de cet été « a été l’expression d’une crise plus grave qui tient au mode de fonctionnement de la présidence de la République et à la façon personnelle d’exercer son mandat. (…) Cette séquence est mauvaise pour l’exécutif. (…) Elle n’est en réalité que la conséquence d’une illusion : Le ‘’En même temps’’ et les limites de ce concept dit ‘’novateur’’ ! ». Avant d’illustrer son propos en s’appuyant sur les relations tendues entre l’État et les associations nationales d’élus locaux : « Annoncer un pacte de confiance entre l’État et les territoires et, ‘’en même temps’’, tenir une Conférence nationale des territoires sans les maires, les départements et les régions… ».

 

Le 12 juillet, à l’occasion de la CNT boycottée par l’AMF, l’ADF et Régions de France, Gérard Larcher avait déjà déclaré, en présence du chef du gouvernement, que « ce retrait ne peut pas être pris à la légère. Il intervient alors qu’une partie croissante des élus, et en particulier des maires, se sent abandonnée, reléguée ». Le président de la Haute assemblée a enfoncé le clou, hier, en estimant que « la démission de maires n’est pas qu’un feuilleton estival. (…) la confiance est perdue entre l’État et les élus locaux ». Selon lui, « la page de l’exercice personnel du pouvoir doit se tourner, le temps n’est plus aux menaces mais au dialogue. On ne peut réformer ce pays contre les territoires et leurs élus, cela ne marche pas ». Il exhorte également l’exécutif à parler à tous les territoires : « Il n’est pas possible de ne parler qu’aux métropoles et de donner aux autres territoires le sentiment qu’ils n’existent pas ! », s’est-il emporté.

 

Gérard Larcher a indiqué que le Sénat « réunira prochainement les présidents des trois associations nationales d’élus locaux » pour retisser les liens avec le gouvernement. Il devrait également participer à un grand « rassemblement pour la défense des libertés locales » qui sera organisée par l’AMF, l’ADF et Régions de France, à Marseille le 26 septembre, à l’occasion du Congrès de Régions de France. Déplorant « un contexte de recentralisation inédite », François Baroin, président de l’AMF, Dominique Bussereau, président de l’ADF et Hervé Morin, président de Régions de France ont souhaité à cette occasion « unir leurs voix pour dénoncer les faux-semblants de la concertation avec l’Etat et alerter l’opinion publique sur le risque d’aggravation des fractures territoriales de notre pays et la remise en cause des libertés locales ».

 

Évoquant la révision constitutionnelle, dont le chef du gouvernement a confirmé, le 5 septembre, qu’elle « demeure une priorité » et sera discutée « au plus tard cet hiver », Gérard Larcher a indiqué que « le Sénat est disponible » pour travailler sur ce sujet, sous réserve que la modernisation de la constitution et des institutions « ne porte pas atteinte aux droits du Parlement et au bicamérisme » et aboutisse à « une juste représentation de tous les territoires tout en conduisant une réduction raisonnée du nombre de parlementaires ».

 

Source : Maire-Info du vendredi 7 septembre

 

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  • Territoires 2
    a publié this page dansActualités 2018-09-10 21:04:59 +0200