L'éducation pour la santé : une nécessité face à l'asphyxie du monde médical

L'éducation pour la santé : une nécessité face à l'asphyxie du monde médical

Une étude récente en matière de santé (disponible sous ma contribution) montre que 95% des français suivent une mesure de prévention, et souhaitent devenir acteur de leur propre santé, au travers de la prévention.

 

Pour autant, rien ou peu sur l'éducation pour la santé, trop souvent confondue avec la prévention et parent pauvre de notre système national car trop d'acteurs dans ce champ d'intervention mènent avec peu de moyens humains et financiers des actions parcellaires touchant une minorité de personnes.
Or cette éducation est indispensable, pour ne pas dire primordiale, surtout dans le contexte actuel de désertification médicale, disons plutôt dans l'asphyxie progressive de la permanence des soins: (services d'urgence engorgés, visites à domicile des médecins de ville de moins en moins faciles à obtenir, des délais d'intervention SOS médecins de plus en plus longs.....)
Pour exemple, la demande de conseils auprès des Centres 15 augmente progressivement, et nombre d'appels montrent à quel point le déficit de cette éducation pour la santé est patent.
Voilà un axe de travail qui devrait être l'une des priorités à l'horizon de ces prochaines années avec la nécessité de mettre en réseau l'ensemble des acteurs sans oublier l'apport du digital incontournable comme dans bien d'autres domaines.
Dr. Michel Montaldo,
Médecin régulateur Centre 15,
Conseiller départemental Honoraire.

 

La prévention, une nécessité mais des freins à lever

 

Face à un système marqué par sa fragilité financière, la responsabilité individuelle apparaît comme une solution à la portée de chacun pour rester en bonne santé. 61% estiment qu’il faudrait ajuster les remboursements des frais de santé en fonction du mode de vie et des comportements à risque de chacun.

Les Français plébiscitent largement les mesures de prévention (vaccination, alimentation, sport, dépistage...). Mais seul 1 Français sur 4 pratique régulièrement une activité sportive et ils ne sont que 28% à réaliser un dépistage complet (diabète, cancer...). Et seuls 17% des répondants ont déjà utilisé un objet connecté pour les aider à renforcer leur hygiène de vie. En pratique, ils souhaitent à 71% être accompagnés par des personnes de confiance et placent le médecin traitant au centre du dispositif. Près d’un tiers d’entre eux estime que les mutuelles sont également légitimes en matière de prévention.

Malgré cet intérêt pour la prévention, les aspects financiers demeurent un frein important : 1 Français sur 2 serait prêt à payer pour bénéficier des services de prévention personnalisés.

 

Source : www.deloitte.com


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