Limitation à 80 km/h : Hervé Maurey veut laisser les départements décider

Limitation à 80 km/h : Hervé Maurey veut laisser les départements décider

Mettre fin à la généralisation de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires et décentraliser la décision au niveau des départements, c’est ce qui ressort d’un rapport sénatorial présenté ce jeudi.

 

Le 9 janvier dernier, Édouard Philippe annonçait l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur 400 000 routes secondaires à partir du 1erjuillet.

Le 4 janvier, déjà, de nombreuses auditions avaient été menées auprès des acteurs de la sécurité routière, des représentants des représentants des collectivités locales ou encore des usagers de la route afin d’évaluer « l’efficacité et l’impact » de cette mesure. Ainsi, 50 sénateurs avaient adressé un courrier au Premier ministre pour connaître les résultats de l’expérimentation d’une limitation à 80kmh effectuée sur trois tronçons de route entre 2015 et 2017.

 

Ce jeudi, 4 mois après sa mise en place, le groupe de travail, créé notamment à l’initiative d’Hervé Maurey (Président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable - sénateur de l’Eure) et de Philippe Bas (Président de la commission des lois – sénateur de la Manche) rendait ses conclusions.

 

« La décision, annoncée par le Premier ministre (…) le 9 janvier 2018, de réduire de 90 km/h à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central au 1er juillet 2018 a été annoncée brutalement et sans concertation avec les acteurs concernés» déplorent les élus avant d’ajouter que la mesure « est vécue comme pénalisante par de nombreux territoires enclavés pour lesquels la route constitue un moyen de déplacement incontournable.».

 

L’ensemble des sénateurs s’accorde pour dire qu’une baisse de la vitesse entraîne une baisse de la mortalité. Cependant, ils demandent que la réduction de la vitesse, censée concerner 400 000 km de routes dans le projet du Gouvernement, soit « ciblée sur les routes accidentogènes ».

 

Pour ce faire, ils proposent de « décentraliser la décision de réduction de la vitesse maximale autorisée sur les routes bidirectionnelles sans séparateur médian » et d’organiser des conférences départementales de la sécurité routière, coprésidées par les président de Conseil départemental et les préfets où interviendraient usagers et associations. Il s’agirait, alors, d’identifier les routes ou les tronçons de routes accidentogènes sur lesquels il serait utile de réduire la vitesse.

 

Le 1er janvier 2019, entrerait alors en vigueur la limitation à 80 km/h sur les tronçons recensés. Et en 2021 aurait lieu le bilan de l’impact de ces limitations sur la sécurité routière.

 

Les sénateurs proposent de faire le travail d’identification entre juin et décembre, et de diminuer la vitesse à partir du 1erjanvier 2019 – au lieu du 1er juillet 2018, comme annoncé par le Gouvernement.

 


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