Nos propositions pour une politique énergétique du bon sens : libérer la France des lobbies et de l’idéologie.

Nos propositions pour une politique énergétique du bon sens : libérer la France des lobbies et de l’idéologie.

Il n'existe pas à ce jour d'accord au niveau international sur le climat. Les politiques hétérogènes en matière d’environnement impliquent que les efforts faits en France se traduisent trop souvent par un déficit de compétitivité. On manque de solutions industrielles pour une société durable en Europe. Il est grand temps de mener des politiques énergétiques en cohérence avec les intérêts des Français.

 

De nombreuses dérives fiscales et réglementaires servent, sous couvert d’écologie, à camoufler des marchés captifs de grands groupes internationaux. Nos gouvernants sont sous l’emprise de lobbies puissants de la haute finance qui ne voient que leurs intérêts. La politique écologique mise en place depuis environ 30 ans apparaît clairement comme un prétexte à alimenter le budget de l’État pour le bien commun, alors qu’en fait on subventionne fortement des fournisseurs souvent étrangers. On peut évoquer la fameuse CSPE qui figure au dos de nos factures EDF, « inventée » depuis une quinzaine d'années. Nous prendrons tout d’abord l’exemple des énergies renouvelables puis celui de « la voiture de demain » pour illustrer la capture des politiques énergétiques par les lobbys et par l’idéologie.

 

Énergies renouvelables & nucléaire

 

Actuellement, la mode est aux énergies renouvelables grâce aux éoliennes et à l’énergie solaire. Or la preuve est faite que ces productions d’électricité coûtent très cher et cela à plusieurs niveaux.

 

L’industrie française a abandonné le terrain aux étrangers (Allemands, Danois, et surtout Chinois) pour la construction de ces éléments. Par conséquent, la balance de notre commerce extérieur plongera encore davantage si l’on choisit de faire appel à ce type d’énergies.  

 

Par ailleurs, cette électricité est produite de façon aléatoire car il faut du vent et du soleil : Que se passera-t-il le 20 décembre vers 19h, heure de pointe annuelle, si la météo n’est pas au rendez-vous ?...  Il est donc nécessaire de conserver en dépannage des systèmes de productions plus traditionnels et plus polluants tels que des centrales thermiques. Ce qui engendre un double coût.

 

Enfin, pour construire et installer éoliennes et panneaux photovoltaïques, il faut utiliser des terres rares, des tonnes de béton, etc… sans savoir exactement ni comment détruire tout cela en fin de vie, ni ce que cela coûtera.

 

En conséquence, l’énergie nucléaire est bien plus adaptée à nos besoins, nous fournit une énergie assez bon marché ainsi qu’une chance d’en exporter au moment des pics de consommation (durant les longues soirées d’hiver par exemple). Nous considérons donc que l’on trompe les Français une fois de plus, sachant que même le GIEC préconise la production d’électricité nucléaire. Ne tuons pas la poule aux œufs d’or ! Nous avons acquis des compétences, ne les dilapidons pas.

 

Pour clore ce premier point qui évoque le nucléaire « tant redouté » par certains, on peut citer un penseur des temps modernes, James Lovelock : « Aucune source d’énergie n’est totalement sûre, même les moulins à vent ne sont pas exempts d’accidents fatals. Il n’y a pas d’autre solution viable, propre, écologique et économiquement acceptable face à la dangereuse habitude que nous avons prise de brûler des combustibles fossiles ». Veut-on mettre un terme à l’utilisation de machines à laver, des réfrigérateurs, des fours, des télés ? Répondre par la négative à cette question revient à accepter implicitement l’importance du nucléaire dans le mix énergétique français.

 

La voiture de « demain »

 

La mise en œuvre de mesures « écologiques » qui vont à l’encontre des intérêts de la France se retrouve également dans la promotion de la « voiture de demain ». En effet, si tous les foyers français ont un véhicule électrique et qu’ils le mettent tous en charge le soir vers 19h en rentrant du travail, de combien de centrales nucléaires supplémentaires sera-t-il nécessaire ? Les batteries nécessaires pour ces voitures présentent les mêmes problèmes que les éoliennes et les panneaux solaires en ce qui concerne le besoin de terres rares, ou autres alcalins tels le lithium, le sodium, etc. Ceci pose de manière similaire le problème de la fabrication (importations de Chine ou du Portugal) et celui de la destruction. La voiture électrique n’est donc propre que pendant qu’elle roule. Sa construction comme sa destruction ne sont pas écologiques. Si l’on passe à la voiture à hydrogène, on est confronté à des obstacles identiques car il faut beaucoup d’électricité pour produire de l’hydrogène décarboné.

 

Plus généralement, une question vient à l’esprit : pourquoi cette haine de la voiture ? Nous avons en France deux fleurons mondiaux de la construction automobile. Ils ont fait d’énormes progrès dans la lutte contre la pollution des véhicules automobiles. Contrairement à ce qu’on entend très souvent, les moteurs Diesel ont fait de tels progrès qu’ils sont devenus moins polluants que ceux à essence. En fait, la guerre déclarée au Diesel n'est qu'une guerre idéologique et politique. En effet, un véhicule Diesel muni du FAP et du système AdBlue pour neutraliser les NOx consomme moins qu'un véhicule fonctionnant à l’essence (exemple du Duster de Dacia : version essence - 145 g/km ; version Diesel - 115 g/km. Référence : Auto-Moto, janvier 2019) … mais il procure par conséquent moins de recettes à l’Etat ! Aussi, le « deux poids, deux mesures » est particulièrement criant lorsque l’on compare la fiscalité écologique des automobilistes avec celle des autres acteurs économiques : Pourquoi le kérosène n’est-il pas taxé ? Pourquoi le fioul lourd utilisé par les tankers, les porte-containers, les bateaux de croisière ne fait-il l’objet d’aucune pénalité alors qu’il est particulièrement polluant ? L’idéologie, les intérêts privés et l’amateurisme semblent diriger la France.

 

Il est urgent de faire preuve de davantage de discernement et de remettre les intérêts de la France et des Français au cœur des choix énergétiques.

 

 René-Pierre FURMINIEUX, Philippe BLANC, Jacques CHAUVEAU, Jean-Pierre DELMAU et Henri VIVET.

 

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