Pour une véritable identité européenne.

Pour une véritable identité européenne.

Aujourd'hui, lorsqu'on demande à des Allemands, des Italiens ou des Français d’où ils viennent, leur réponse sera rarement liée à l’Europe. Le patriotisme national est plus important que celui de l’Europe. Le fait est qu’actuellement on ne se sent pas vraiment être européen. Cela ne nous vient pas naturellement à l’esprit. Ceci se ressent dans le taux d’abstention aux européennes même s’il est en diminution par rapport aux dernières années. Il faut donc s’intéresser à la constitution d’une identité européenne, comment la favoriser au sein des pays membres pour développer une forme de patriotisme européen et renforcer le poids de l’Europe sur la scène internationale.

 

Dans un premier temps, l’identité peut être définie comme un corpus de valeurs partagées par l’ensemble d’une collectivité humaine et qui se manifestent par des représentations et des réalisations concrètes. L’identité européenne varie dans le temps et selon les groupes socio-culturels. Certains milieux sont plus réceptifs à certaines identités que d’autres et bien souvent l’identité nationale occulte d’autres types d’identités (européenne, religieuse, locale, régionale, linguistique, idéologique…). Elle est ressentie par les peuples par une expression de pluralité, de diversité des cultures. Les pays membres de l’Union européenne ne se sentent pas unis par une culture, une histoire commune bien qu’ils en partagent une.

 


L’identité européenne est composée de plusieurs identités, elle est transnationale et elle englobe l’expérience multinationale de ses communautés. Elle est aussi une identité sociale (les syndicats) et l’identité historique qui est la base et le point de départ de l’identité européenne. Or l’identité nationale est le produit de la longue et difficile histoire des pays d’Europe. Marc Bloch a dit, « il n’y a pas une histoire de France, il y a une histoire d’Europe ». Une solution pourrait être donc d’insister sur l’histoire ainsi que la culture européenne au sein des programmes scolaires des différents pays membres de l’Europe afin que l’on dispose tous d’une mémoire nationale et d’une mémoire européenne. Il pourrait donc être intéressant de créer une partie commune dans le programme scolaire des pays d’Europe.

 

Le patriotisme européen se trouve également dans des lieux de mémoire. Parmi eux, on trouve par exemple le mémorial de la Shoah, le lieu de la chute mur de Berlin, Auschwitz, Prague… La mémoire se travaille soit librement soit par la propagande et l’identité européenne citoyenne se forme à travers les lieux de mémoire communs, une histoire, une mémoire commune. L’histoire forme le patriotisme et rassemble les individus. Il faudrait donc insister sur cela dans la culture de tous les pays membres.

 


Par ailleurs, il serait souhaitable que l’Europe devienne d’avantage une entité politique qui pèse sur la scène mondiale. Mais pour cela, il faut d’abord pallier ce problème d’identité européenne. Ce sentiment identitaire permettrait une meilleure intégration des pays membres tels que les pays d’Europe de l’Est par exemple dont la culture et l’histoire nationale se différencient largement de celle des pays fondateurs. Ainsi une Europe plus intégrée conduirait à une Europe politique plus puissante.

 

Léa Hunt.

 

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